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Un pays derrière les barbelés. Brève histoire de la répression communiste en Roumanie

Chapitre III : La répression communiste

 
Après l’arrivée au pouvoir des communistes, tous ceux qui se sont, d’une manière ou d’une autre, opposés à eux ont fait l’objet de représailles. La violence politique a été une pratique constante des autorités pendant toute l’époque communiste. Les victimes des persécutions politiques ont été nombreuses, car il y a eu plusieurs vagues de répression qui ont commencé dès l’automne 1944, la période la plus acharnée se situant entre 1948 et 1958. On ne connaît pas exactement le nombre de personnes qui ont été emprisonnées durant cette période-là.

Les chiffres varient d’une source à l’autre. Selon un document du vice-président du Conseil de la Securitate du 17 avril 1968, dans la période allant de 1950 au 31 mars 1968, ont été arrêtées en Roumanie 91 333 personnes, parmi lesquelles 73 636 ont été condamnées pour des raisons politiques[1]. Les statistiques du ministère de l’Intérieur montrent qu’entre 1945 et 1964, 73 310 personnes ont été incarcérées, parmi lesquelles 335 ont été condamnées à mort (une partie de ces condamnations a été transformée en peine à perpétuité ou en nombreuses années de prison)[2]. Pour leur part, les chercheurs qui ont étudié les documents des tribunaux ont établi un chiffre de 549 400 personnes impliquées dans 134 150 procès judiciaires[3]. L’historien anglais Dennis Deletant estime le nombre des détenus emprisonnés pour des raisons politiques à environ 180 000[4]. Le rapport de la commission Tismăneanu donne un chiffre de 600 000 détenus politiques[5]. L’écrivain et ancien détenu politique, Adrian Marino, affirmait que les communistes avaient emprisonné 4 à 5 % de la population pour que les 95 à 96 % restant se tiennent tranquilles et acceptent le système[6]. Jean-François Soulet donne un pourcentage de 1,2 %[7].

On ne connaît pas non plus le nombre exact de ceux qui sont morts dans les prisons, les camps de travail et les chambres d’enquête. Corneliu Coposu[8], un ancien détenu politique, estimait à environ 190 000 les personnes mortes dans les prisons communistes roumaines[9]. D’autres historiens, qui accusent le communisme de génocide, donnent un chiffre de 500 000 morts[10].

La déportation et la délocalisation des gens considérés comme dangereux pour le régime ont également fait des victimes. Environ 60 000 personnes ont été déportées entre 1951 et 1964. Plus de 1 500 ont perdu la vie à cause des conditions inhumaines de la vie de déporté. Ainsi, la déportation est devenue un « second Goulag », comme l’affirme Nicolas Werth[11].

Le décret d’interdiction de l’avortement pour les femmes de moins de 40 ans et 4 enfants a mené à la mort plus de 10 000 femmes entre 1966 et 1989, à la suite d’avortements improvisés et de l’interdiction imposée aux médecins de soigner les femmes malades consécutivement à ces avortements[12].

À cela, il faut également ajouter la confiscation (ou nationalisation, comme la présentait les communistes) des maisons, suivie par l’expulsion des propriétaires indésirables, qui a bouleversé la vie des gens et, après l’effondrement du communisme, la vie de la société,[13] l’exil, l’intimidation sous diverses formes, le harcèlement de ceux jugés « dangereux » pour le régime, l’impossibilité de voyager, l’interdiction de publier, la perte du travail pour des raisons politiques, etc.
Les persécutions communistes se sont déclinées sous plusieurs formes. Leurs victimes seraient au nombre d’environ 2 millions, selon le rapport de la commission pour l’étude des crimes communistes en Roumanie, dirigée par Vladimir Tismaneanu[14].

 

III. 1. Les lois et les organes de la répression
 
La répression a été mise en œuvre par des moyens législatifs, juridiques et administratifs. Toutes les institutions de l’État communiste ont été impliquées, d’une manière ou d’une autre, dans ce processus qui visait à persécuter une bonne partie des citoyens roumains. Néanmoins, une institution se détache parmi les autres : la police politique, mieux connue sous le nom de Securitate.

En août 1948, le régime transforme l’ancienne Sûreté d’État en Direction générale de la Sécurité du Peuple et lui donne des pouvoirs exceptionnels dans la lutte contre « les infractions qui mettaient en danger la démocratie populaire et la sûreté du peuple »[15]. Intégrée dans le ministère des Affaires internes, elle bénéficie d’un budget et de normes de fonctionnement secrètes. De même pour les pouvoirs qui lui sont attribués. Le secret a entouré cette structure de l’État communiste dès sa création jusqu’à aujourd’hui.

Les cadres de la Securitate, déployés dans les dix directions régionales sont, en 1948, de 1148 personnes. En 1956, le nombre des officiers était de 13 155 tandis que 5 649 employés sont des civils[16]. En 1989, la Securitate compte 38 682 employés[17].

En février 1949, des « troupes » militaires lui sont rattachées avec un effectif de 50 000 personnes ayant pour mission de surveiller les camps et les colonies de travail. Les militaires de la Securitate participent activement à la lutte contre les résistants anticommunistes[18] et à la répression des émeutes paysannes des années 1950, à la persécution des mineurs qui ont fait grève en 1977 et des ouvriers de Brasov qui ont protesté contre le régime en 1987. On ne connaît pas clairement le rôle joué par la Securitate dans les événements de 1989.

L’omniprésence de la Securitate ne suffit pas à expliquer les persécutions politiques en Roumanie communiste ! Aucune forme de répression ne fonctionne sans des personnes pour la soutenir. Selon Czeslaw Milosz, pendant le communisme « la délation était considérée comme la vertu fondamentale du bon citoyen (bien qu’on évite le mot avec soin, en lui substituant des périphrases) »[19]. En Roumanie, la délation a été encouragée par les lois. L’article 228 du Code pénal de 1958 précisait que « ne sont pas punies les personnes qui, avant le début de toute poursuite, auront porté l’infraction à la connaissance des autorités compétentes » [20].

Les données statistiques révèlent une ampleur inattendue de la délation. En 1967, selon les chiffres avancés par un ancien chef de la Securitate, il y avait 118 576 informateurs[21]. Les chercheurs ont estimé le nombre total des collaborateurs entre 400 000 et un million[22].

Aux côtés de la Securitate, la milice et l’armée ont également contribué à la répression. Le 23 janvier 1949, les anciens corps de la police et de la gendarmerie ont été remplacés par une institution unique, la Milice. En tant qu’institution qui gérait le contrôle d’identité de la population, elle a participé activement au processus de déportation. En 1953, la Milice comptait 40 000 membres[23].

Les organes de la répression ont été aidés par des institutions comme les tribunaux, et notamment par la Procurature, réorganisée en 1952. Ces institutions prodiguaient une justice qui, en dépit des apparences, niait un principe important du droit, le principe de la non-rétroactivité des lois. Bien que présent dans le Code pénal communiste de 1948, ce principe a été à plusieurs reprises annulé par les décisions du parti communiste. Ainsi, le décret 187 du 30 avril 1949 modifiait le passage qui prévoyait qu’aucun délit ne serait puni rétroactivement[24]. Qui plus est, les autorités communistes ont introduit un autre paragraphe qui stipulait que « les lois qui prévoient des mesures de sûreté s’appliquent même aux infractions commises antérieurement à leur entrée en vigueur[25]. Etait ainsi ouverte la voie aux abus de toute sorte !

 

Ce code est resté en vigueur avec des modifications peu significatives pendant les deux premières décennies du régime communiste. L’année 1958, celle du retrait de l’armée soviétique, témoigne du durcissement de plusieurs articles du Code pénal qui prévoyaient de plus lourdes peines pour l’espionnage, pour les crimes de trahison de la patrie et de collaboration avec l’ennemi  dans des périodes de paix[26].

La répression n’était pas fondée seulement sur les articles du Code pénal, elle puisait ses sources dans les décisions du Conseil des ministres, restées pour la plupart secrètes parce qu’elles contredisaient même les constitutions communistes et les lois en vigueur. Ces décisions, qualifiées de « mesures administratives », ont mené à une série de dispositions arbitraires qui visaient la déportation de milliers de personnes, la confiscation de leurs biens et propriétés, etc.
 
III. 2. Les étapes de la répression
 
Le régime communiste a fortement misé sur les persécutions politiques pour mettre en œuvre son projet de contrôle et de transformation de la société roumaine. Même avant leur installation au pouvoir, le 6 mars 1945, les communistes roumains, soutenus par l’Armée soviétique campée dans le pays, et sous le prétexte de « défascisation », ont forcé les gouvernements Sanatescu et Radescu à déporter plusieurs milliers des Roumains d’origine allemande (75 000) en URSS. S’ensuit le harcèlement, par la Légation soviétique, des réfugiés roumains de Bessarabie et de Bucovine du nord, considérés comme citoyens soviétiques et qui devraient être rapatriés[27].

Après le 6 mars 1945, le gouvernement pro-communiste de Petru Groza met en scène plusieurs procès contre les « criminels de guerre ». Ces criminels étaient avant tout les « ennemis anticommunistes ». Outre le maréchal Ion Antonescu et un groupe de ses fidèles, les communistes ont arrêté 90 000 personnes, des militaires, des journalistes, d’anciens fonctionnaires, des membres des partis historiques[28]. En juin 1945, c’est le tour des proches du général Nicolae Radescu, ancien premier ministre entre le 6 décembre 1944 et le 5 mars 1945, d’être persécutés. Le général échappe de justesse à l’arrestation en se cachant dans le bâtiment de l’ambassade anglaise avant de s’enfuir en Occident. Il sera jugé par contumace, dans le procès du « Mouvement National de Résistance », et condamné à deux ans de prison.

La persécution des « ennemis » se poursuit durant les mois, les années et les décennies suivantes. Au début, moins bien organisés, obligés de s’appuyer sur les anciens cadres de la Sûreté d’État, les communistes n’arrivent pas encore à officialiser la répression. Cette dernière sera de mise après l’abdication forcée du roi Michel Ier. Obligé de renoncer au trône, le 30 décembre 1947, le roi Michel quitte par la suite son pays, accompagné par sa mère et quelques fidèles. Il laisse derrière lui un pays en proie au désespoir et à l’anéantissement !

Les années 1947 et 1949 témoignent de l’acharnement des communistes à détruire les élites politiques, sociales et intellectuelles de la Roumanie. Les chefs du Parti national paysan ont été les premiers visés. Ion Mihalache et Iuliu Maniu, les deux leaders du parti, sont arrêtés et condamnés à une peine de prison à vie. Suivent les membres du mouvement légionnaire et, en 1948, d’anciens officiers de police et les chefs du Parti social démocrate qui avaient refusé l’union avec le Parti communiste roumain. L’ancien chef des communistes, Lucretiu Patrascanu, qui avait pris part au renversement du gouvernement du maréchal Antonescu, en 1944, n’a pas été épargné, lui non plus. Selon le modèle staliniste, il a été arrêté, jugé, condamné à mort et exécuté en avril 1954.

 

La répression ne visait donc pas seulement les « ennemis » politiques et de classe. La religion, caractérisée comme « l’opium des peuples », semblait une menace plus réelle et plus importante que celle que représentaient les politiciens et les intellectuels. Si l’Église orthodoxe, fidèle à son idéal de soumission au pouvoir, échappe à une persécution directe, l’Église gréco-catholique[29] encaisse les pires coups. En octobre 1948, toutes ses propriétés sont confisquées tandis que plusieurs prêtres et archevêques sont arrêtés.

Le 1er décembre 1948, la loi 358 officialise la suppression de l’Église gréco-catholique et son intégration forcée à l’Église orthodoxe roumaine. Ceux qui refusent l’union sont arrêtés. Environ 600 prêtres et tous les évêques sont emprisonnés[30].

Non seulement les gréco-catholiques sont persécutés, mais les monastères orthodoxes n’échappent pas, eux non plus, à la répression. Des couvents, dont l’activité est considérée comme dangereuse par le régime, notamment pour l’aide qu’ils prodiguent au mouvement de la résistance armée anticommuniste, sont désaffectés, et les religieux et les religieuses obligés de rejoindre le laïcat. Plusieurs personnalités religieuses orthodoxes sont emprisonnées.

L’arrestation de personnalités marquantes de la vie politique, économique et intellectuelle des années 1944-1950 est suivie par l’arrestation de membres de second rang ou de simples sympathisants des partis politiques, d’étudiants et d’élèves qui avaient manifesté, d’une manière ou d’une autre, leur anticommunisme. La nuit du 15 août 1952 semble avoir été une date fatidique dans le calendrier communiste. Des milliers de gens sont arrêtés et jetés dans les chambres d’enquête, voire de torture, de la Securitate.

Le programme des communistes visant à couper tout lien avec l’Occident a également mené à l’emprisonnement de nombreuses personnes condamnées dans des procès d’espionnage. Une quelconque fréquentation de la mission américaine, britannique, française, yougoslave et turque a jeté des centaines de personnes dans les prisons communistes. De simples couturières qui lisaient les journaux de mode à la Bibliotèque de l’Institut français de Bucarest ou des mondaines qui prenaient part aux soirées organisées par l’ambassade turque sont arrêtées et jugées pour des crimes de « haute trahison ». Parallèlement sont fermés tous les centres culturels des pays occidentaux, ceux qui les ont fréquentés étant souvent considérés comme « espions en faveur d’une puissance ennemie », emprisonnés, jugés et condamnés à de nombreuses années de prison.

En s’inspirant du modèle soviétique, les autorités communistes roumaines jugent des « lots » entiers et non pas des individus. Selon F. Beck et W. Godin, ces procès jouent le rôle de  « prophylaxie sociale »[31]. Annie Kriegel parle même d’une « pédagogie infernale »[32].

Une autre grande étape de la répression commence en 1956. La révolte des Hongrois inquiète les autorités communistes roumaines. Les manifestations de Timisoara et d’autres villes adhérentes au mouvement de libéralisation du régime communiste lancé par Imre Nagy en Hongrie ont également provoqué le durcissement de la répression en Roumanie. Une nouvelle vague d’arrestations s’ensuit. Plusieurs anciens détenus politiques et de nombreux étudiants sont emprisonnés. Des centaines d’étudiants sont renvoyés des universités. Ceux qui sont condamnés connaissent les camps de travaux forcés de Salcia, Marasu ou/et de Periprava. Cette vague de répression atteint son apogée dans les mois qui précèdent et qui suivent le retrait de l’armée soviétique en 1958[33].

Les persécutions politiques ravagent le pays durant les deux premières décennies communistes. Les prisons et les chambres de torture, les camps de travaux forcés parsèment tout le territoire de la Roumanie. On compte 240 unités de détention, dont 44 pénitenciers, 72 camps de travaux forcés, 63 centres de déportation et de domicile obligatoire. À cela s’ajoutent des endroits où les gens sont assassinés et plus de 100 sièges de la Securitate. Au total, entre 1944 et 1989, la Roumanie communiste compte près de 450 lieux de répression[34].

La torture et le harcèlement sont de mise dans les chambres d’interrogatoire, les prisons et les camps de travail. Néanmoins, deux endroits se détachent parmi les autres, qui inscrivent la Roumanie parmi les pays les plus répressifs de la région : le « phénomène Pitesti » et les travaux forcés auxquels sont assignés les détenus pour la construction du canal Danube-Mer Noire.
 



[1] Lucian Nastasă, «Conduita conspirativă sub regimul comunist» (La conduite clandestine sous le régime communiste), in Lucian Boia, ed., Miturile comunismului românesc (Les mythes du communisme roumain), Bucarest, Nemira, 1998, pp. 202-203.
[2] Dennis Deletant, Teroarea comunistă în România. Gheorghiu-Dej şi statul poliţienesc, 1948-1965 (La terreur communiste en Roumanie. Gheorghiu-Dej et l’État policier, 1948-1965), Iasi, Polirom, 2001, p. 105. Les chiffres ont été communiqués à l’auteur par le ministère de l’Intérieur.
[3] M. Lupu, C. Nicoară, G. Onişor, Cu unanimitate de voturi (Avec l’unanimité des votes), Bucarest, Fundaţia Academia Civică, 1997, p. 22.
[4] Dennis Deletant, Romania under communist rule, Bucarest, Civic Academy Foundation, 1998 (cité dorénavant comme, Deletant, Romania under communist rule), p. 105.
[5] Le rapport final de la commission présidentielle pour l’analyse de la dictature communiste en Roumanie, Bucarest, 2006, (cité dorénavant comme, Le rapport final), p. 214.
[6] Adrian Marino, Politică şi cultură. Pentru o nouă cultură română (Politique et culture. Pour une nouvelle culture roumaine), Iaşi, Polirom, 1996, p. 106.
[7] Jean-François Soulet, Istoria comparată a statelor comuniste din 1945 până în zilele noastre (Histoire comparée des États communistes de 1945 à nos jours), Iaşi, Polirom, 1998, p. 50. 
[8] Corneliu Coposu a été le secrétaire de l’ancien chef du Parti National-Paysan Roumain, Iuliu Maniu. Il avait passé 17 ans dans les prisons communistes, mais a eu la chance de voir le régime tomber en décembre 1989. Corneliu Coposu qui a joui d’un grand prestige dans le monde politique roumain après 1989, a recréé le Parti National Paysan Chrétien Démocrate, dont il fut le président. Il est mort en 1995, sans avoir eu la chance de voir son parti arriver  au pouvoir.
[9] Corneliu Coposu, Dialoguri cu Vartan Arachelian (Discussions avec Vartan Arachelian), Bucarest, éditions Anastasia, 1992, p. 95.
[10] Gheorghe Boldur Lăţescu, Filip-Lucian Iorga, Genocidul comunist în România (Le génocide communiste en Roumanie), vol. 4, Editura Albatros, Bucarest, 2003, p. 11.
[11] Nicolas Werth, « Déplacés spéciaux » et « colons de travail » dans la société stalinienne, in Vingtième siècle. Revue d’histoire, nº 54, avril-juin 1997, p. 34.
[12] Cristina Roman, « Bazele legislative ale represiunii comuniste în România » (Les fondements législatifs de la répression communiste en Roumanie), dans De ce trebuie condamnat comunismul? (Pourquoi doit-on condamner le communisme ?), Anuarul Institutului de Investigare a Crimelor Comunismului în România, vol. 1, 2006, p. 79.
[13] Après la chute du communisme, les anciens propriétaires dont le régime rouge avait confisqué les maisons ont demandé à récupérer leurs propriétés terriennes et immobilières. Si la loi 18 du 19 février 1991 restitue les propriétés foncières, le problème de la restitution des propriétés immobilières n’est pas encore résolu. 
[14] Le rapport final, p. 215.
[15] Le rapport final, p. 176.
[16] Romulus Rusan, ed., Sfârşiţi odată cu trecutul negru! Sistemul represiv communist din România (Pour en finir avec le passé noir ! Le système répressif communiste en Roumanie) (cité dorénavant comme Rusan, Sfârşiţi odată cu trecutul negru!), Fundaţia Academia Civică, Bucarest, 2010 , p. 56.
[17] Deletant, Ceausescu şi Securitatea, p. 11.
[18]Rusan, Sfârşiţi odată cu trecutul negru!, p. 57.
[19] Czeslaw Milosz La pensée captive, Paris, Gallimard, 1953, pp. 108-109.
[20] Romulus Rusan, Dennis Deletant, Ştefan Mariţiu, Gheorghe Onişoru, Marius Oprea, Stelian Tănase, « Le système répressif communiste en Roumanie », dans Courtois, dir., Du passé faisons table rase !, p. 386.
[21] Liviu Turcu dans l’émission Marius Tucă Show, discussion reprise par Ziua, le mercredi  8 novembre 2006, p. 4.
[22] Lavinia Stan, Lucian Turcescu, “The Devil’s confessors: Priests, communists, spies and informers”, dans East European Politics and Societies, vol. 19, no. 4, p. 656.
[23] Rusan, Sfârşiţi odată cu trecutul negru !, pp. 57-58.
[24] Le rapport final, p. 189.
[25] Rusan, Sfârşiţi odată cu trecutul negru !, pp. 36-37.
[26] Le rapport final, p. 190.
[27] Romulus Rusan, Chronologie et géographie de la répression communiste en Roumanie. Le recensement de la population concentrationnaire (1945-1989), Fundatia Acadamia Civica, Bucarest, 2007 (cité dorénavant comme, Rusan, Chronologie), pp. 12-13.
[28] Deletant, Romania under communiste rule, p. 62.
[29] L’Église gréco-catholique ou Église roumaine unie à Rome a été fondée vers 1700 par une partie des Roumains de Transylvanie. Ayant peur de voir disparaître l’orthodoxie, la langue et l’identité nationale roumaine, plusieurs évêques font un compromis et se mettent sous la tutelle de la papauté, en reconnaissant les quatre points florentins du dogme catholique. En revanche, le rituel orthodoxe, les canons de l’Église, le calendrier, la langue liturgique resteraient inchangés. La contrepartie à la signature de l’Union était la reconnaissance pour le clergé roumain des mêmes droits et privilèges que le clergé des autres religions et la possibilité pour les jeunes Roumains d’étudier dans les grandes écoles d’Occident.
[30] Stéphanie Mahieu, Une église dissidente ? L’Église gréco-catholique roumaine pendant la période communiste 1948-1989, dans Revues d’études comparatives Est-Ouest, 2004, volume 35, nº 4,  p. 103
[31] F. Beck, W. Godin, Russian purge and the Extraction of confession, New York, Viking, 1951, p. 228.
[32] Annie Kriegel, Les grands procès dans les systèmes communistes, Paris, Gallimard, Idées, 1972, pp. 156-157.
[33] Rusan, Chronologie, p  35.
[34] Rusan, Chronologie, p. 50.